Combien la France a donné à l'Ukraine depuis 2022 ?
A soutenu l'Ukraine à hauteur de 0,60% du PIB (16,9 Md€). La Russie a conservé 20,2 Md€ (0,72% du PIB) de moins que sans la guerre. Le solde : +1,6% d'une année de PIB depuis 2022 (probablement 0,80% à 2,3% vers l’Ukraine ; très probable · >99%).
probablement 0,80% à 2,3% vers l’Ukraine · 43,6 Md€ · ≈ 0,33%/an
A soutenu l'Ukraine + a réduit les recettes commerciales de la Russie + a gelé de l'argent russe = 1,6% du PIB vers l'Ukraine. Pour moitié du soutien à l’Ukraine, pour moitié moins conservé par la Russie sur le commerce. L’essentiel de ce que la Russie a conservé en moins était exigé par des sanctions de l’UE qu’il a approuvées.
Probabilité en faveur de l'Ukraine: >99%; 100% des autres choix de méthode concordent.
Soutien à l'Ukraine
A soutenu l'Ukraine à hauteur de
0,60%
16,9 Md€
probablement 0,46% à 0,88% très probable · >99%
Gains de la Russie sur le commerce
A probablement réduit les recettes commerciales de la Russie de
0,72%
20,2 Md€
probablement de 0,01% vers la Russie à 1,4% vers l’Ukraine probable en faveur de l'Ukraine · 94%
la Russie a conservé 20,2 Md€ (0,72% du PIB) de moins que sans la guerre.
Gain de la Russie: La Russie a conservé 0,67% du PIB de moins (18,7 Md€; probablement de 0,05% vers la Russie à 1,4% vers l’Ukraine)
France : gain propre sur le commerce avec la Russie: France : 0,05% du PIB de moins conservés sur le commerce avec la Russie (1,5 Md€; probablement de 0,10% vers la Russie à 0,16% vers l’Ukraine)
Les deux lignes donnent ensemble les recettes commerciales de la Russie ; leurs fourchettes, non.
Avoirs russes gelés: A gelé de l’argent russe : la Russie a perdu 0,23% du PIB de rendement (6,5 Md€).
Son histoire en bref
Réduction par les sanctions de l’UE qu’il a approuvées Sur les 19,7 Md€ que la Russie a conservés en moins sur ce commerce, environ 96% étaient exigés par les sanctions de l’UE qu’il a approuvées en tant que membre (règlement 833/2014 du Conseil), 4% allaient au-delà.
A acheté 65% de moins à la Russie Ce qu’il a acheté à la Russie, en euros aux prix de chaque année: 11,4 Md€ en 2021, 4,0 Md€ en 2025. Seul ce que la Russie en a conservé compte dans les totaux.
A vendu 57% de moins à la Russie Ce qu’il a vendu à la Russie, en euros aux prix de chaque année: 6,8 Md€ en 2021, 2,9 Md€ en 2025. Seul ce qu’il en a conservé compte dans les totaux.
Grand donateur Aide à l’Ukraine (armes, argent, prêts comme dons, sa part de l’aide de l’UE): 15,3 Md€ (0,55% du PIB), rang 14 sur 162 économies pour sa taille.
A gelé de l’argent russe Argent russe gelé: 0,23% du PIB d’une année (6,5 Md€; probablement 4,5 Md€ à 7,7 Md€): le rendement perdu par la Russie sur ses réserves de banque centrale et les avoirs privés russes gelés ici. Ce n’est pas un paiement, il a donc sa propre ligne, ajoutée au net seulement.
Ce qui compose le chiffre
A soutenu l'Ukraine à hauteur de 0,60% · 16,9 Md€
Sa part de l'aide de l'UEB
+0,35%
9,8 Md€
Aide: armes, argent, prêtsC
+0,15%
4,3 Md€
Accueil des réfugiésC
+0,06%
1,8 Md€
Aide militaire non publiéeC
+0,04%
1,0 Md€
Dons privésC
+<0,01%
135 M€
France: une partie de l’aide des autres conservée, dépensée sur placeD
−<0,01%
128 M€
Sa part des prêts du FMI et de la Banque mondialeC
+<0,01%
114 M€
France: une partie de son aide gardée, dépensée sur placeD
−<0,01%
109 M€
France: une partie de ses dépenses pour les réfugiés gardéeC
−<0,01%
20 M€
France: une partie de l’aide dépensée sur place conservée (énergie, reconstruction)D
−<0,01%
15 M€
L’Ukraine a conservé plus sur des ventes supplémentaires iciC
+<0,01%
14 M€
France: davantage conservé sur les services supplémentaires vendus à l’UkraineC
−<0,01%
5 M€
A probablement réduit les recettes commerciales de la Russie de 0,72% · 20,2 Md€
La Russie a conservé moins sur les carburants et biens vendus iciC
+0,69%
19,5 Md€
La Russie a conservé plus grâce aux prix de guerre des carburantsC
−0,08%
2,3 Md€
Ses entreprises ont payé moins d’impôts à la RussieC
+0,07%
2,1 Md€
France: ses entreprises ont fait moins de bénéfices en RussieC
+0,06%
1,7 Md€
La Russie a conservé plus sur son pétrole acheté via d’autres paysDestimation propre
−0,02%
653 M€
France: plus de gains sur ses participations pétrolières et gazières russesB
−<0,01%
254 M€
France: moins conservé sur les ventes à la RussieC
+<0,01%
160 M€
La Russie a conservé moins sur les services vendus iciC
+<0,01%
122 M€
France: un prix supplémentaire obtenu de la Russie à cause des sanctionsD
−<0,01%
80 M€
France: moins conservé sur le transport de pétrole russeD
+<0,01%
8 M€
A gelé de l’argent russe : la Russie a perdu 0,23% de rendement · 6,5 Md€
La Russie a perdu le rendement de son argent geléC
+0,18%
5,0 Md€
Des propriétaires russes ont perdu les rendements d’avoirs gelés iciD
+0,05%
1,5 Md€
+ vers l'Ukraine, − vers la Russie (dans le soutien à l'Ukraine, − est l'argent regagné ou des achats à l'Ukraine en recul par rapport au niveau sans guerre). Lettres : A déclaré, B estimation mesurée, C estimation modélisée, D indication approximative.
Par année
Le solde annuel le plus important date de 2023 : +12,4 Md€. Le soutien à l'Ukraine a reculé, passant de 3,5 Md€ en 2022 à 3,2 Md€ en 2025.
Année
Soutien à l'Ukraine
Commerce : vers l'Ukraine (+) / vers la Russie (−)
Il a acheté à la Russie pour 11,4 Md€ en 2021 et pour 4 Md€ en 2025 (−65 %). Il a vendu à la Russie pour 6,8 Md€ en 2021 et pour 2,9 Md€ en 2025 (−57 %). Avant la guerre (2018–2021), les combustibles représentaient 85,3 % de ses achats à la Russie. France: 2,3 Md€ payés au-dessus des prix sans guerre, surtout en 2022, dont 83% sur des contrats de gaz. Ce sont des valeurs de vente aux prix de chaque année ; les totaux comptent ce que le vendeur en a gardé.
Ce que le pays a acheté à la Russie, par combustible
Achats à la Russie, de 2022 à août 2026, par combustible : selon ses propres douanes (CAF), sur la base de la carte (prix à la frontière russe, FAB) et selon le traqueur du CREA (données de navires). Le chiffre de la carte est le total sur la base de la carte.
Combustible
Douanes (CAF)
Base de la carte (FAB)
Traqueur (CREA)
Qualité
Pétrole brut
1,6 Md€
0,92 Md€fourchette 0,67 Md€ à 1,2 Md€
1,1 Md€
A
Produits pétroliers
6,5 Md€
4,7 Md€fourchette 3,5 Md€ à 6,2 Md€
6,9 Md€
A
Gaz par gazoduc
8,4 Md€
6 Md€fourchette 4,3 Md€ à 7,8 Md€
0,39 Md€
A
GNL
16,7 Md€
14,3 Md€fourchette 11,1 Md€ à 19,4 Md€
16,4 Md€
A
Charbon
0,32 Md€
0,23 Md€fourchette 0,17 Md€ à 0,29 Md€
0,21 Md€
A
Autres biens
5,9 Md€
5,9 Md€
–
Tous les biens
39,5 Md€
32 Md€
–
Qualité par année : 2022: A, 2023: A, 2024: A, 2025: A, 2026, de janvier à août: A. C et D sont des estimations.
Sanctions, coupures décidées par la Russie, ou choix
De ce que la Russie a conservé en moins sur ce commerce: 96% exigé par les sanctions de l’UE qu’il a approuvées en tant que membre, 4% au-delà de ce qu’exigeaient les sanctions.
Sanctions contre la Russie
Oui. Membre de l'UE, ce pays applique les sanctions de l'UE contre la Russie, que chaque membre a approuvées au Conseil. Il fait partie de la coalition du plafonnement du prix du pétrole russe. Par ailleurs, la Russie classe ce pays comme État « inamical » (ordonnance gouvernementale 430-r, 5 mars 2022) : c'est la liste russe des pays contre lesquels la Russie prend des mesures, pas une sanction de ce pays. Vérifié le 27 octobre 2026.
Remplacer l'énergie russe lui a coûté environ 5 Md€ de surcoût depuis 2022 (0,18 % d'une année de PIB). Le pétrole russe acheté avec une décote de guerre lui a fait économiser environ 0,33 Md€. Aucun de ces montants n'est dans les totaux : à titre d'information.
Avoirs russes gelés
Argent russe gelé: 0,23% du PIB d’une année (6,5 Md€; probablement 4,5 Md€ à 7,7 Md€): le rendement perdu par la Russie sur ses réserves de banque centrale et les avoirs privés russes gelés ici. Ce n’est pas un paiement, il a donc sa propre ligne, ajoutée au net seulement.
Montants gelés ici, pour situer (la carte compte le rendement que la Russie a perdu sur ces montants, pas les montants eux-mêmes) : réserves de la Banque de Russie immobilisées : 22,8 Md€ (20 mars 2022, source); avoirs de personnes et d'entreprises sanctionnées gelés : 1 Md€ (6 mai 2026, source).
Réfugiés d'Ukraine
45 525 réfugiés d’Ukraine, 0,7 pour 1 000 habitants. Réfugiés comptés : situation de 2026. Compté comme soutien à l'Ukraine : 1,8 Md€ (0,06 % d'une année de PIB), le coût public de l'accueil des réfugiés depuis 2022, après le gain que le pays d'accueil tire du travail des réfugiés. France: 1,8 Md€ dépensés pour les réfugiés, moins 26 M€, gain tiré du travail des réfugiés sur place.
Pourquoi ce chiffre diffère du suivi de Kiel
Chiffre de l’Institut de Kiel pour son aide propre: 7,9 Md€; compté ici: 4,3 Md€ — armes données à leur valeur de marché; prêts à leur valeur de don, pas leur montant total; aide militaire comptée à la livraison, jusqu’en août 2026. Prêts, montant total : 15,1 Md€ ; Prêts, équivalent-don : 6,5 Md€. Promis mais pas encore livré, selon les chiffres de l'Institut de Kiel : 19,9 Md€. Ce montant n'est pas compté ici. L'aide militaire allouée mais pas encore livrée n'est pas comptée: 3,0 Md€ (l'allocation complète de Kiel est la borne haute).
L'argent qui revient de l'effort de guerre
7,3 Md€ d'aide et d'achats de l'Ukraine ont été dépensés dans son économie ; ce que ses entreprises en ont gardé, 0,28 Md€, est retiré de son soutien.
Entreprises, Russie et propriétaires russes
Ses entreprises ont payé moins d’impôts à la Russie : 2,1 Md€ (0,07 % d'une année de PIB). France: ses entreprises ont fait moins de bénéfices en Russie : 1,7 Md€ (0,06 % d'une année de PIB). France: plus de gains sur ses participations pétrolières et gazières russes : 0,25 Md€ (<0,01 % d'une année de PIB). La Russie a pris 7,6 Md€ aux entreprises de ce pays (saisies et ventes forcées); hors des totaux. Probablement 4,6 Md€ à 15,0 Md€; 0,27% du PIB d’une année.
Voies indirectes : plaques tournantes, pétrole raffiné, transport maritime
La Russie a conservé plus sur son pétrole acheté via d’autres pays : 0,65 Md€ (0,02 % d'une année de PIB). France: moins conservé sur le transport de pétrole russe : 8 M€ (<0,01 % d'une année de PIB). A vendu à la Russie des biens nécessaires à ses armes (puces, électronique, machines-outils de la Common High Priority List): 58 M€ sur 2022–2026 (2026: janvier–août) (probablement de 55 M€ à 190 M€); 258 M€ en 2021. Affiché comme marqueur, non ajouté aux totaux.
Comparé à ses voisins et à ses groupes
Dans le classement de la carte : numéro 20 sur 32 économies en faveur de l'Ukraine, en part du PIB. Pays de l'UE : numéro 17 sur 21 membres en faveur de l'Ukraine. G7 : numéro 4 sur 7 membres en faveur de l'Ukraine. Membres de l'OTAN : numéro 17 sur 23 membres en faveur de l'Ukraine.
45 sources étayent ses composantes : 15 statistiques officielles, 10 rapports de recherche, 0 articles de presse et 5 estimations propres à ce projet, ainsi que 15 données de méthode. En taille, 20 % de ses composantes sont déclarées ou mesurées (A–B), 75 % modélisées (C) et 5 % des indications approximatives (D).
Couverture des données
Aide à l'Ukraine: déclaré Kiel Institute, jusqu'au 31 août 2026, part de l'UE incluse
Dons privés: estimé totaux nationaux ou estimation fondée sur le PIB
Commerce de services avec la Russie: estimé inclut le transport et l'assurance du pétrole russe (estimation)
Accueil des réfugiés: estimé modélisé à partir des réfugiés accueillis par an
Acheté à la Russie: déclaré déclaré 2021-2025
Vendu à la Russie: estimé données des partenaires plus une estimation des biens qui atteignent la Russie via des pays tiers
Acheté à l'Ukraine: déclaré déclaré 2021-2025
Vendu à l'Ukraine: déclaré déclaré 2021-2025
Coût du changement d'énergie: estimé modélisé par combustible et par mois
Impôts des entreprises en Russie: déclaré chiffres par pays de la KSE
Argent qui revient: estimé chaque euro suivi jusqu'à l'économie où il a été dépensé
Sources, par composante
La Russie a conservé moins sur les carburants et biens vendus ici C
Soutien à l'Ukraine de 2022 à août 2026 : 16,9 Md€, 0,60 % d'une année de PIB (probablement 0,46% à 0,88%). Cela compte son aide (armes à leur valeur de marché une fois livrées, prêts à leur valeur de don), sa part de l'aide de l'UE, sa part des prêts du FMI et de la Banque mondiale, le coût de l'accueil des réfugiés, les dons privés, une estimation de l'aide militaire non publiée et les achats à l'Ukraine par rapport au niveau sans guerre, moins l'argent qui revient.
France : ce pays commerce-t-il avec la Russie ?
Il a acheté à la Russie pour 4 Md€ en 2025 (11,4 Md€ en 2021) et lui a vendu pour 2,9 Md€. Ce qui compte ici, c'est la variation de ce que la Russie a gardé de ce commerce (impôts et profits, pas les ventes) par rapport à un monde sans guerre : la Russie a conservé 20,2 Md€ (0,72% du PIB) de moins que sans la guerre.
France : ce pays achète-t-il encore du pétrole et du gaz russes ?
Avant la guerre (2018–2021), les combustibles représentaient 85,3 % de ses achats à la Russie. En 2025, il a acheté à la Russie pour 4 Md€ de combustibles et d'autres biens, contre 11,4 Md€ en 2021 ; la section sur ses achats par combustible les détaille.
Relations France–Russie : que montrent les chiffres ?
En argent : le pays a acheté 4 Md€ à la Russie en 2025 (11,4 Md€ en 2021), et lui a vendu 2,9 Md€ ; son soutien à l'Ukraine depuis 2022 s'élève à 16,9 Md€ ; et le solde, avec ce que la Russie a gardé du commerce par rapport à un monde sans guerre, est de +1,6% d'une année de PIB (probablement 0,80% à 2,3% vers l’Ukraine ; très probable · >99%). La diplomatie, les liens de sécurité et la politique ne sont pas dans ces chiffres.
France : ce pays aide-t-il la Russie ?
En argent, le solde est de +1,6% d'une année de PIB (probablement 0,80% à 2,3% vers l’Ukraine ; très probable · >99%). Probabilité en faveur de l'Ukraine: >99%; 100% des autres choix de méthode concordent. La Russie a conservé 20,2 Md€ (0,72% du PIB) de moins que sans la guerre. Le chiffre mesure de l'argent : les armes pour leur valeur en argent ; votes, diplomatie et intentions n'y figurent pas.
France : le commerce avec la Russie a-t-il reculé à cause des sanctions ?
De ce que la Russie a conservé en moins sur ce commerce: 96% exigé par les sanctions de l’UE qu’il a approuvées en tant que membre, 4% au-delà de ce qu’exigeaient les sanctions.
France : ce pays a-t-il des sanctions contre la Russie ?